Depuis 20 ans, toutes les fédérations sportives nationales affiliées au ministère des sports sont passé à une gestion informatique. C’était absolument obligatoire. Inconcevable en effet de gérer des centaines de milliers, voire des milliers d’adhérents licenciés par des méthodes d’un autre temps.

Informatisation des fédérations

Toutes les fédérations du ministère des sports ont ainsi progressivement fait leur mutation interne en créant des bases des données, avec les informations utiles sur l’ensemble de leurs sportifs. Adresse, nom, prénom, sexe, date de naissance, date de première licence, club et département d’appartenance du moment. Des informations qui permettent un suivi précis, évitant les triches que pouvait parfois permettre le tout papier. Et à cela se rajoute le suivi sportif, le palmarès, mais aussi les éventuels affaires disciplinaires concernant l’individu (à conserver dans la limite du droit, cf. la CNIL à ce sujet).

Mais pas seulement. Certains sports sont allés jusqu’à la licence à carte à puce, et ce ne sont pas nécessairement ceux qu’on imaginerait les plus modernes, en témoigne le cas de la pétanque qui espère encore entrer aux jeux olympique mais qui a déjà la licence informatique et des compétitions informatisées depuis presque dix ans.

Ne parlons pas du passage obligatoire à la communication par e-mail, derrière nous depuis longtemps. En revanche, les enjeux du présent sont sur le web. Les institutionnels ne sont pas toujours au rendez-vous.

La communication, le nerf de la guerre

La majorité de la population française est connecté par un PC ou par un smartphone. C’est un fait. Et, face au besoin de connaître les résultats, les dernières informations de son sport, le réflexe est désormais de consulter ces derniers sur le web. Plus question d’attendre la parution dans le journal ou dans le magazine spécialisé appartenant à la fédération.

Stade de foot avec beaucoup de spectateurs

Horde de fans aussi présents sur le web

Besoin d’immédiateté

L’immédiateté est importante. Même au niveau du district, après son match, on a envie de connaître les autres résultats et l’actualisation du classement.Si on ne se trouve pas sur une compétition, on souhaite avoir des nouvelles fraiches. Il faut absolument communiquer rapidement sur les résultats, et parfois même par des suivis en live. Le risque pour les fédérations est réel, car d’autres acteurs, issus des communautés de pratiquants, s’emparent de cette communication.Nombreux sont les sports où les sites institutionnels diffusent les résultats bien après les sites communautaires.

Ces sites sont plus visités que le site officiel du sport en question. C’est le cas dans bon nombre de discipline et il faudra réagir pour ne pas apparaître comme une fédération ne sachant pas suivre l’évolution de ses adhérents.

Ne pas avoir peur des réseaux sociaux

Ce constat est encore plus alarmant si on s’intéresse aux réseaux sociaux, où les informations, bonnes ou mauvaises, circulent à vitesse grand V. Et malheureusement, nos élus y sont par nature souvent réfractaire, habitués à une communication descendante et hiérarchique rassurante. Il y a une vraie peur d’être confronté à ses contradictions, ou tout du moins, une absence de prise de conscience. Si les fédérations n’interviennent pas sur les réseaux sociaux, cela n’empêchera pas les discussions d’avoir lieu, et augmentera la distance de la base avec son élite dirigeante.

Si les modes de scrutins restent ancestraux, bloquant parfois l’émergence de jeunes adeptes de ces nouvelles technologies, alors il faudra se former ou faire appel à des communicants professionnels sans être réfractaire à aux constats parfois alarmant que feront ces professionnels.